1. La commission de courtage : ta plus grosse dépense
C'est de loin le poste le plus important. Au Québec, la commission d'un courtier immobilier tourne généralement autour de 4 % à 5 % du prix de vente, plus les taxes (TPS 5 % et TVQ 9,975 %). Sur une maison vendue 500 000 $ à 5 %, ça représente environ 25 000 $ de commission, soit près de 28 700 $ taxes incluses.
Important : la commission n'est due que si la maison se vend, et elle est entièrement négociable — il n'y a aucun tarif fixe au Québec. Elle couvre la mise en marché, les photos professionnelles, la diffusion sur Centris, les visites et la négociation. C'est aussi elle qui rémunère le courtier de l'acheteur, puisque c'est le vendeur qui assume habituellement les deux parts.
2. Le certificat de localisation à jour
Le notaire et l'acheteur exigent un certificat de localisation qui reflète l'état actuel de la propriété. Si le tien date de plus de 10 ans, ou si tu as ajouté un cabanon, une piscine, un garage ou un agrandissement depuis, tu devras en faire produire un nouveau par un arpenteur-géomètre.
Compte généralement de 800 $ à 1 500 $ selon la région et la complexité du terrain, et prévois quelques semaines de délai — c'est l'un des documents qui retardent le plus souvent une signature. Si ton certificat est récent et que rien n'a changé, ce poste est à zéro.
3. La quittance et la pénalité de ton hypothèque
Quand tu vends, tu dois rembourser le solde de ton prêt hypothécaire et faire radier l'hypothèque du Registre foncier. La quittance (préparée par un notaire) et sa radiation coûtent généralement quelques centaines de dollars.
Le vrai piège, c'est la pénalité de remboursement anticipé si tu romps un terme fixe avant échéance. Selon ton prêteur, elle équivaut au plus élevé de trois mois d'intérêts ou du « différentiel de taux d'intérêt » (IRD) — ce dernier peut atteindre plusieurs milliers de dollars. Demande le montant exact à ton prêteur avant de mettre en vente : ça peut changer ta stratégie (ou justifier de transférer ton hypothèque sur ta prochaine propriété).
4. Les frais de notaire du vendeur
Au Québec, c'est l'acheteur qui choisit et paie le notaire pour l'acte de vente. Comme vendeur, tu n'as donc pas à assumer cette grosse facture-là.
Tes frais notariés se limitent surtout à la quittance de ton hypothèque (voir le poste précédent) et, parfois, à de petits frais administratifs. C'est une bonne nouvelle pour ton produit net : le plus lourd des honoraires de notaire est porté par l'acheteur.
5. Les ajustements de taxes à la signature
Si tu as déjà payé tes taxes municipales et scolaires pour l'année, le notaire calcule un ajustement : l'acheteur te rembourse la portion qui couvre la période après la vente. À l'inverse, si des taxes restent à payer, c'est toi qui crédites l'acheteur.
Ce n'est donc pas vraiment un « frais », mais un ajustement qui peut jouer dans un sens comme dans l'autre. Le même principe s'applique au mazout restant dans le réservoir ou à une portion de charges de copropriété payée d'avance.
6. L'impôt sur le gain en capital (selon le cas)
Bonne nouvelle pour la majorité des vendeurs : la vente de ta résidence principale est exonérée d'impôt sur le gain en capital. Si la maison que tu vends a été ta résidence principale pendant toutes les années où tu l'as possédée, tu ne paies pas d'impôt sur le profit.
L'impôt entre en jeu si tu vends un chalet, un immeuble à revenus (plex), un terrain ou une résidence secondaire : une portion du gain réalisé devient imposable l'année de la vente. Les règles fiscales évoluent — fais valider ta situation par un comptable ou un fiscaliste avant de vendre un bien qui n'est pas ta résidence principale.
7. Préparer la maison : home staging, réparations, photos
Des frais optionnels, mais souvent rentables. Quelques réparations mineures, un nettoyage en profondeur, un coup de peinture neutre et un peu de home staging aident une propriété à se vendre plus vite et plus cher. Les photos professionnelles et, de plus en plus, la visite virtuelle sont aujourd'hui le minimum pour bien paraître sur Centris.
Quand tu passes par un courtier, photos, mise en marché et conseils de préparation sont généralement inclus dans la commission — tu n'as pas à les payer en plus. Reste à ta charge ce que tu choisis d'investir dans des rénovations ou du mobilier de mise en valeur.