Guide immobilier

L'assurance prêt hypothécaire (SCHL) au Québec

Si tu achètes avec moins de 20 % de mise de fonds au Québec, ton prêt doit être assuré — souvent par la SCHL. C'est un coût que bien des acheteurs découvrent tard, et il cache un piège propre au Québec : la prime s'ajoute à ton hypothèque, mais la taxe sur cette prime, elle, se paie comptant le jour de la signature. Voici quand l'assurance est obligatoire, combien elle coûte selon ta mise de fonds, comment l'éviter, et ce qu'il faut vraiment prévoir avant de signer.

Être jumelé à un courtier gratuitement

C'est quoi, et pourquoi c'est obligatoire sous 20 %

L'assurance prêt hypothécaire protège le prêteur — pas toi — si tu cesses de rembourser. En échange, elle permet aux banques de te prêter avec une faible mise de fonds sans prendre tout le risque. C'est ce mécanisme qui rend l'achat accessible à la plupart des premiers acheteurs : sans elle, il faudrait 20 % comptant pour entrer sur le marché.

La règle est simple : dès que ta mise de fonds est inférieure à 20 % du prix d'achat, ton prêt doit être assuré. À 20 % et plus, ton prêt est dit « conventionnel » et n'a pas besoin d'assurance. Trois assureurs existent au Canada — la SCHL (la société publique, la plus connue), Sagen et Canada Guaranty — mais c'est ton prêteur qui choisit lequel ; pour toi, le coût et les règles sont essentiellement les mêmes.

Combien coûte la prime : le barème par tranche de mise de fonds

La prime est un pourcentage du montant emprunté, et plus ta mise de fonds est faible, plus elle grimpe. Selon le barème en vigueur : avec 5 % à 9,99 % de mise de fonds, la prime est d'environ 4,00 % du prêt ; avec 10 % à 14,99 %, environ 3,10 % ; avec 15 % à 19,99 %, environ 2,80 %. À 20 % et plus, aucune prime.

Un exemple concret. Maison à 400 000 $, mise de fonds de 5 % (20 000 $) : ton prêt est de 380 000 $, et la prime à 4,00 % représente environ 15 200 $. Si tu montais ta mise de fonds à 10 % (40 000 $), ton prêt tomberait à 360 000 $ et la prime à 3,10 %, soit environ 11 160 $ — près de 4 000 $ d'économie sur la prime seule, en plus d'une hypothèque plus basse. Chaque palier de mise de fonds franchi te fait économiser deux fois.

Le piège québécois : la taxe sur la prime se paie comptant

Voici ce que peu d'acheteurs voient venir. La prime elle-même s'ajoute à ton hypothèque et se rembourse étalée sur toute la durée du prêt — tu ne la sors pas de ta poche le jour J. MAIS la taxe de vente du Québec (TVQ, 9,975 %) s'applique sur cette prime, et cette taxe, elle, n'est pas finançable : tu dois la payer comptant à la signature, chez le notaire.

Reprenons l'exemple de la prime de 15 200 $ : la TVQ à 9,975 % représente environ 1 516 $ à débourser comptant à la signature, en plus de ta mise de fonds et de tes autres frais de clôture. C'est un montant modeste comparé au prêt, mais c'est exactement le genre de surprise qui met un acheteur serré à découvert le jour de la signature. Mets-le sur ta liste de frais comptant dès le départ.

Quand l'assurance n'est pas disponible — et les autres règles à connaître

L'assurance prêt n'existe que pour les propriétés de moins de 1,5 M$ : au-delà, il faut obligatoirement 20 % de mise de fonds et le prêt ne peut pas être assuré. Elle vise aussi la résidence que tu habites — un immeuble que tu n'occupes pas ou une résidence purement locative obéit à d'autres règles et exige généralement plus de comptant.

Autre point qui touche ton budget mensuel : un prêt assuré donne souvent accès à de meilleurs taux d'intérêt qu'un prêt conventionnel à faible mise de fonds, parce que le risque du prêteur est couvert. La prime augmente ton solde de départ, mais le taux peut compenser une partie du coût. C'est l'arbitrage exact qu'une préapprobation hypothécaire et un bon courtier hypothécaire chiffrent pour ta situation.

Faut-il viser 20 % pour l'éviter ?

Atteindre 20 % de mise de fonds élimine complètement l'assurance et sa taxe, et réduit ton hypothèque : sur le papier, c'est l'objectif idéal. Mais attendre d'avoir 20 % peut prendre des années — années pendant lesquelles les prix montent et tu paies un loyer. Pour beaucoup d'acheteurs, payer la prime pour entrer maintenant coûte moins cher que d'attendre que le marché s'éloigne.

Il n'y a pas de réponse unique : ça dépend de ton épargne, de ton marché et de ton échéancier. Ce qu'il faut, c'est le bon chiffre pour TA situation — combien tu empruntes, ce que la prime ajoute, ce que ça change sur ton paiement mensuel. Un courtier immobilier qui connaît ton secteur, jumelé au bon courtier hypothécaire, t'aide à trancher avec des vrais chiffres plutôt qu'avec une règle générale.

Prêt à passer à l'action ?

On te jumelle gratuitement à un seul courtier vérifié OACIQ qui connaît ton marché. Sans engagement.

Trouver mon courtier

Questions fréquentes

Vos questions

Quand l'assurance prêt hypothécaire est-elle obligatoire au Québec ?

Dès que ta mise de fonds est inférieure à 20 % du prix d'achat. Le prêt doit alors être assuré (SCHL, Sagen ou Canada Guaranty). À 20 % et plus, ton prêt est conventionnel et n'a pas besoin d'assurance. L'assurance n'est disponible que pour les propriétés de moins de 1,5 M$.

Combien coûte la prime d'assurance SCHL ?

C'est un pourcentage du montant emprunté, selon ta mise de fonds : environ 4,00 % du prêt avec 5 % à 9,99 % de mise de fonds, environ 3,10 % avec 10 % à 14,99 %, et environ 2,80 % avec 15 % à 19,99 %. Plus ta mise de fonds est élevée, plus la prime baisse — jusqu'à zéro à 20 %.

Est-ce que je paie la prime comptant à l'achat ?

Non — la prime s'ajoute à ton hypothèque et se rembourse étalée sur la durée du prêt. Mais au Québec, la taxe de vente (TVQ, 9,975 %) sur cette prime, elle, n'est pas finançable : tu dois la payer comptant à la signature chez le notaire. Prévois ce montant dans tes frais de clôture.

L'assurance prêt me protège-t-elle, moi ?

Non. Elle protège le prêteur si tu cesses de rembourser. Pour toi, c'est un coût qui te permet d'acheter avec moins de 20 % comptant. À ne pas confondre avec l'assurance vie hypothécaire, qui rembourse ton prêt en cas de décès et qui, elle, est facultative.

Comprendre les termes

Mots-clés de ce guide

Assurance prêt hypothécaire (SCHL)Mise de fondsPréapprobation hypothécaireRatio d'endettement (ABD/ATD)Tout le lexique →

À lire aussi

Autres guides pour acheter

Acheter une première maison au Québec

Mise de fonds, préapprobation, promesse d'achat, inspection, notaire : toutes les étapes pour acheter ta première maison au Québec, expliquées simplement.

La promesse d'achat au Québec

Ce qu'est une promesse d'achat, ce qu'on y inscrit, les conditions qui te protègent, la contre-proposition et ce qui se passe une fois qu'elle est acceptée. Sans jargon.

La taxe de bienvenue au Québec, expliquée

Droits de mutation (« taxe de bienvenue ») : comment c'est calculé, sur quelle valeur, combien ça coûte et quand tu la paies. Avec un exemple chiffré clair.

La mise de fonds pour une maison au Québec

Mise de fonds minimale (5 % / 10 % / 20 %), assurance prêt si moins de 20 %, et où prendre l'argent : RAP, CELIAPP, épargne, don. Le guide clair.

L'inspection préachat au Québec

Ce que l'inspecteur vérifie, combien ça coûte, comment la condition d'inspection te protège, et comment t'en servir pour renégocier ou te retirer. Le guide clair, sans jargon.

La préapprobation hypothécaire au Québec

Ce qu'est une préapprobation, comment l'obtenir, combien tu peux emprunter (ratios et test de résistance), les documents à fournir et pourquoi c'est l'étape numéro un avant de magasiner.

CELIAPP, RAP ou les deux : financer ta première maison

CELIAPP, RAP, don d'un proche : comment constituer ta mise de fonds à l'abri de l'impôt pour un premier achat au Québec, lequel choisir, et les erreurs à éviter.

Acheter un condo au Québec : ce qu'il faut vérifier

Divise ou indivise, charges de copropriété, fonds de prévoyance, documents à examiner : tout ce qu'un acheteur de condo doit vérifier au Québec avant de signer, expliqué simplement.

Acheter un plex (immeuble à revenus) au Québec

Mise de fonds, rendement locatif, baux en place, Tribunal administratif du logement : tout ce qu'un acheteur de duplex, triplex ou immeuble à revenus doit savoir au Québec avant de faire une offre.

Combien ça coûte d'acheter une maison au Québec

Au-delà de la mise de fonds : droits de mutation, notaire, inspection, assurance prêt, ajustements de taxes. Tous les frais à l'achat d'une maison au Québec, chiffrés, pour ne pas te faire surprendre à la signature.

Négocier le prix d'une maison au Québec

Combien offrir sous le prix demandé, comment lire le rapport de force, négocier en marché vendeur, gérer les offres multiples et renégocier après l'inspection. La stratégie au complet.

Acheter une maison ou un condo neuf au Québec

Bureau des ventes, contrat préliminaire, droit de dédit, taxes TPS/TVQ et remboursement, garantie GCR, inspection de préréception, achat sur plan : tout ce qui change quand t'achètes du neuf au Québec.

Acheter une maison en couple au Québec

Union de fait ou mariage, indivision, convention, testament, hypothèque solidaire : ce que tout couple doit régler AVANT d'acheter une maison ensemble au Québec — pour ne pas se faire piéger en cas de séparation ou de décès.

Frais de notaire à l'achat d'une maison au Québec

Combien coûte un notaire pour acheter une maison au Québec, qui le paie, ce qu'il fait vraiment et la différence avec la taxe de bienvenue. Le guide clair des frais de notaire 2026.

Courtier hypothécaire ou banque : lequel pour ton prêt ?

Courtier hypothécaire ou banque pour financer ta maison au Québec ? Qui paie le courtier, qui obtient le meilleur taux, ce que chacun voit que l'autre ne voit pas — pour choisir sans payer trop cher ton hypothèque.

Acheter un chalet ou une résidence secondaire au Québec

Financement (mise de fonds plus élevée), puits et fosse septique, bande riveraine, accès et servitude, zonage villégiature : tout ce qu'il faut vérifier avant d'acheter un chalet au Québec.

Reprise de finance et maison saisie au Québec

Ce qu'est vraiment une reprise de finance au Québec, pourquoi ce n'est pas toujours une aubaine, le piège du « sans garantie légale », et comment acheter une propriété saisie sans te brûler.

Autres sujets

Vendre sa maison au Québec

Évaluation, commission, déclaration du vendeur, promesse d'achat, notaire : comment vendre ta propriété au Québec au meilleur prix, étape par étape.

Combien coûte un courtier immobilier au Québec ?

À l'achat, le courtier est presque toujours gratuit pour toi. À la vente, la commission se négocie (souvent 4-5 %). On t'explique qui paie quoi et comment ça marche.

Le vice caché au Québec : acheteur et vendeur

Qu'est-ce qu'un vice caché, les 4 conditions pour qu'il en soit un, le délai pour agir, et comment acheteur comme vendeur se protègent. Sans jargon juridique.

Acheter ou louer au Québec ?

Le vrai calcul derrière acheter vs louer : coûts cachés de la propriété, horizon de rentabilité, et dans quels cas chaque option gagne. Sans dogme.

Le certificat de localisation au Québec

À quoi sert le certificat de localisation, qui doit le fournir, combien de temps il reste valide et ce qu'il révèle (servitudes, empiètements). Indispensable pour vendre.

Combien vaut ma maison au Québec ?

Évaluation municipale vs valeur marchande, méthode des comparables, estimateurs en ligne, analyse du courtier : comment estimer correctement la valeur de ta maison au Québec — sans la surévaluer.

Vendre sa maison sans courtier au Québec

Vendre toi-même (DuProprio, à vendre par le propriétaire) ou passer par un courtier ? La vraie comparaison : commission économisée, Centris, obligations légales et produit net réel.

Comment choisir un courtier immobilier au Québec

Permis OACIQ, expérience locale, contrat de courtage, commission, questions à poser : comment choisir le bon courtier immobilier au Québec pour acheter ou vendre, sans te tromper.

Combien ça coûte de vendre une maison au Québec ?

Commission, certificat de localisation, quittance hypothécaire, notaire, impôt sur le gain : la liste complète des frais de vente d'une maison au Québec et combien prévoir.

Vendre et acheter une maison en même temps au Québec

Vendre avant d'acheter ou acheter avant de vendre ? Prêt relais, clause de vente conditionnelle, dates d'occupation : comment coordonner les deux transactions au Québec sans te retrouver avec deux hypothèques ou sans toit.

Vendre la maison lors d'une séparation ou d'un divorce au Québec

Qui garde la maison, rachat de part, partage de l'équité, consentement du conjoint, conjoints de fait vs mariés : comment gérer la vente de la résidence lors d'une rupture au Québec, sans erreur coûteuse.

Vendre une maison héritée (succession) au Québec

Liquidateur, déclaration de transmission, héritiers en indivision, impôt sur le gain depuis le décès : comment vendre la maison d'une succession au Québec dans le bon ordre, sans erreur fiscale ni chicane de famille.

Vendre une maison avec un locataire au Québec

Le bail suit la propriété, la reprise de logement ne se promet pas, visites encadrées, gain en capital imposable : comment vendre une maison ou un plex occupé par un locataire au Québec sans bloquer la vente ni te mettre dans le trouble.

Vendre sa maison rapidement au Québec

Mutation, séparation, deux hypothèques, pression financière : comment vendre ta maison vite au Québec sans la donner. Le bon prix, la bonne préparation, la vraie échéance — et pourquoi les « acheteurs comptant rapides » te coûtent cher.

La déclaration du vendeur au Québec (formulaire DV)

Ce que tu dois déclarer, ce qui se retourne contre toi si tu l'omets, et pourquoi « vendu sans garantie légale » ne te protège pas si tu as caché un défaut : le guide complet de la déclaration du vendeur (formulaire DV) au Québec.

Vendre un chalet ou une résidence secondaire au Québec

Gain en capital (pas d'exemption résidence principale), évaluation d'un marché de villégiature, accès et servitudes, bande riveraine, installation septique et puits : tout ce qui change quand tu vends un chalet ou une 2e propriété au Québec.

Vendre sa maison pour la retraite au Québec

Réduire la taille, déménager en condo ou en résidence pour aînés : la séquence vente/emménagement, l'exemption d'impôt sur la résidence principale, l'effet sur la pension, le mandat de protection et le désencombrement. Tout ce qu'il faut savoir pour vendre la maison familiale au bon moment.

L'évaluation municipale au Québec

Comment lire ton rôle d'évaluation, pourquoi l'évaluation municipale n'est pas ta valeur marchande, comment la contester, et ce qu'elle change vraiment (taxes, taxe de bienvenue). Expliqué simplement.

Vendre un condo au Québec

Vendre une copropriété, ce n'est pas vendre une maison : documents du syndicat, fonds de prévoyance, divise ou indivise, fixation du prix. Le guide complet pour vendre ton condo au bon prix au Québec.

L'impôt sur le gain en capital à la vente d'un immeuble au Québec

Ta résidence principale est exonérée, mais un chalet, un plex ou un immeuble locatif, lui, est imposable à la revente. Comment se calcule le gain en capital, ce que tu peux déduire, et ce qui te reste vraiment en poche.

Négocier la commission de courtage immobilier au Québec

La commission n'a pas de taux officiel — elle est 100 % négociable. Ce qui se négocie vraiment, les arguments qui marchent, les pièges du « rabais » qui te coûte plus cher, et pourquoi le taux n'est qu'une partie de l'équation.

Quand vendre sa maison au Québec : le meilleur moment

Printemps, été, automne, hiver : à quel moment ta maison se vend le plus vite et le plus cher au Québec. Le rôle du 1er juillet, du calendrier scolaire et des taux — et pourquoi le meilleur moment dépend aussi de TA situation.

Quelles rénovations rapportent vraiment avant de vendre au Québec

Quelles rénovations font monter ton prix de vente et lesquelles te font perdre de l'argent : le vrai rendement des travaux avant de vendre une maison au Québec, et quoi faire avant de dépenser un sou.

Trouver un courtier

Un courtier dans ta ville

MontréalLavalQuébecGatineauLongueuilSherbrookeSaguenayLévisTrois-RivièresTerrebonneSaint-Jean-sur-RichelieuRepentignyToutes les villes →